L’Afrique de
l'Ouest est composée de 16 pays qui couvrent une superficie de 6.143.971
km2. La sous-région est géographiquement partagée par deux
grandes zones (sèche et humide) qui lui confèrent une variabilité
climatique. Dotée potentiellement d’une richesse diversifiée en ressources
naturelles, la sous-région demeure pourtant l’une des plus pauvres du
monde avec seulement quelques pays qui ont plus de $1 par jour selon
l’Union européenne (UE). Sur le plan monétaire, la sous-région comprend la
zone CFA et zone non-CFA qui, malgré la légère impulsion économique du
Nigeria, subissent profondément le fardeau de la dette.
La
démographie de l’Afrique de l'Ouest est en rapide évolution. Son taux de
croissance moyenne est de 2,7% et son taux de fécondité est estimé à
5,57%. La pandémie du SIDA affecte cette
poussée démographique négativement qui touche profondément les jeunes et
les femmes. Cela augure de nombreuses difficultés quant à
l’investissement d’une génération dans le développement économique et
social de la sous-région.
Depuis une
dizaine d’années, la sous-région est en proie aux conflits armés et aux
guerres civiles. La plupart des pays connaissent des remous
socio-politiques avec leurs cortèges de morts, de réfugiés et de déplacés
privés de moyens de subsistance. La mauvaise gouvernance environnementale
qui a résulté de cette situation expose, chaque jour davantage, la
diversité biologique de la sous-région à l’appauvrissement et à une
dégradation accélérée. Si cette tendance se
maintient, d’ici trente ans, plusieurs pays risquent de rencontrer de
graves difficultés environnementales avec l'accroissement démographique,
la poussée urbaine et la variabilité climatique.
Conscients
des risques, ces pays développent de nombreux projets relatifs à la
gestion des ressources naturelles (les eaux, forêts et sols) et à la
préservation de l’atmosphère grâce à l’appui de la communauté
internationale. Poussés par la mondialisation, ils mettent en œuvre des
politiques macroéconomiques, sociales et sectorielles appropriées, et
encouragent la participation du secteur privé, des communautés locales et
des organisations de la société civile, au processus du développement.
De même, des
efforts de regroupement sont initiés dans le souci de l’intégration et
d’harmonisation des politiques de développement sous régional pour
réduire, voire éviter, les obstacles de mise en œuvre des plans et
programmes du développement durable. Dans le même élan, les pays de la
sous région ont signé et ratifié l’ensemble des conventions
internationales qui régissent la gestion et la protection durables des
ressources environnementales. Au niveau national, des institutions sont
désignées ou créées pour traduire les engagements internationaux en termes
locaux.
Beaucoup
reste à faire dans le quotidien pour sauvegarder l’environnement,
notamment pour renforcer des capacités, l’éducation et la sensibilisation
environnementale, la coordination et le renforcement des institutions
nationales et sous régionales, le développement des systèmes d’information
et d’évaluation de l’environnement et, enfin, pour la mobilisation des
ressources financières.